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La
fabrication d'une bière s'effectue en plusieurs étapes
:
On
commence par le maltage, il dure environ 10 jours. En premier
lieu il faut faire le trempage, cela consiste à l'étalage
des grains d'orges en couches minces, puis à l'humidification
de ceux-ci afin de fournir au grain les quantités d'eau
et d'oxygène qui seront nécessaires à
la germination. Durant cette opération les molécules
complexes se dégradent en molécles plus simples
sous l'effet d'amylases, favorisant ainsi le développement
du germe. L'humidité du grain doit atteindre un taux
d'environ 45%. La seconde étape du maltage consiste
à étaler les grains en une couche d'épaisseur
de 20 cm environ. La température se situe entre 12
et 15 °C et cela dure entre 3 et 4 jours. Durant ce temps
les grains sont régulièrement remué pour
éviter l'asphyxie. Dès que le germe a atteint
les 2/3 de la longueur du grain, les grains sont soumis au
touraillage. Sous la touraille, un chauffage assure le séchage
de l'orge, dont le taux d'humidité est ramené
à 4% et la germination est donc stoppée. Cette
opération se termine par le "coup de feu",
à une température de l'ordre de 80 à
105°C. La température détermine la couleur
et l'arôme du malt. La dégradation des matières
azotées par les enzymes et une plus grande contenance
en sucre et acides aminés permettent d'obtenir différentes
variétés de bières. Le malt touraillé
sera concassé et la farine obtenue sera prête
pour le brassage.
Une fois le maltage términé, on passe au brassage.
La farine est mélangée à de l'eau chaude
dans une cuve d'empatage. La quantité d'eau ajoutée
contribue au goût final. On peut y ajouter des grains
crus tels que du mais, du riz ou du froment. L'étape
suivante consiste à l'empâtage, C'est-à-dire
l'hydratation du malt moulu, qui est mélangé
à 2 à 3 fois son poids d'eau. Cette opération
à pour but de dissoudre les substances rendues solubles
par la germination, de façon à obtenir un moût
fermentiscible. Les enzymes obtenues par le maltage deviennent
actives dans l'eau, chaque enzyme ayant une température
idéale pour réagir. C'est ce qui explique que
l'empâtage subit par tranche sucessives, un échauffement
progressif, qui culmine à 75°C. De 30 à
40 °C s'effectue l'hydratation des enzymes. De 40 à
45 °C, les protéases s'activent et attaquent les
matières albuminoïdes. A ce stade, les matières
aromatique entre en action. De 68 à 75 °C, grâce
au travail des alpha-amylases et des béta-amylases(enzymes
provoquant l'hydrolyse de l'amidon), la saccharification transforme
la farine en maltose, en dextrines. Le moût ainsi obtenu
est filtré, les résidus ou drêches servent
de nourriture aux animaux, et le reste est transvasé
dans une chaudière pour être portée à
ébullition. C'est à ce moment précis
que le houblon est rajouté, que l'on laisse ainsi infuser
pendant plusieurs heures. Le moût est ensuite refroidi.
Il est limpide, doux et amer, et prêt pour la fermentation.
Pour cette étape le moût est versé dans
une cuve, ensemencé de levures et mis en fermentation.
Il y a 2 types de fermentations, la fermentation basse et
la fermentation haute qui donnerotn son corps à la
bière. Lors de cette première fermentation appelée
fermentation principale, le moût bouillonne et se couvre
de mousse, elle dure de 8 à 12 jours. Pour la fermenetation
basse, la fermentation dure de 3 semaines à 3 mois,
les levures (type Saccharomyces carlsbergensis) tombent au
fond de la cuve. La température est comprises entre
5°C et 9°C. Pour la fermentation haute, la fermentation
dure de 2 à 15 jours, Les levures (type Saccharomyces
cerivisae) remontent à la surface de la cuve et forme
une couche épaisse au-dessus de la bière.. La
température est comprises entre 15°C et 25°C.
Il existe un troisième type de fermentation, dite spontanée,
pratiquée en Belgique pour produire le Lambic et la
Gueuze. Ce sont des levures existant à l'état
naturel dans l'atmosphère d'une petite région
au sud de Bruxelles, qui vont provoquer la fermentation. On
peut aussi trouver une triple fermentation, après avoir
subit une fermentation principale puis une fermentation secondaire
lors de la garde certains brasseurs rajoutent des levures
dans les bouteilles où la bière sera stockée
après le soutirage.
Ensuite
on a la pasteurisation consistant à chauffer la bière
à haute température pendant un très court
instant. Le but est de stériliser la bière pour
une meilleure conservation. Mais cela supprime tous les arômes
subtils. De plus, cette méthode peut être aujourd'hui
remplacée par des processus de filtration.
Enfin le soutirage a lieu en fûts ou en bouteille. La
bière ne pouvant perdre son gaz carbonique, chaque
bouteille ou fût sera en premier lieu mis sous pression
de CO2.
Et
oui une bière est née.
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